Se rendre utile
Article mis en ligne le 22 juin 2021

A l’international, le terme couramment employé pour qualifier les personnes qui veulent se rendre utiles est "volunteers" (volontaires) mais il correspond à des réalités très variées (le bénévolat, en particulier, se dit également "volunteering" en anglais).

Il existe des volontariats à l’international qui sont dotés d’un cadre légal : le volontaire bénéficie d’un statut qui s’accompagne d’une indemnité, d’une protection sociale et il est suivi tout au long de sa mission :

Engagement
de
Service
Civique
Volontariat
du Corps Européen
de Solidarité
Volontariat
de
Solidarité
Internationale
Caractéristiques
âge
durée,
diplôme ou
expérience professionnelle


16-25 ans
6 à 12 mois
pas de
prérequis
de diplôme

cadre légal

18-30 ans
2 à 12 mois
pas de
prérequis
de diplôme

cadre légal

+ de 18 ans
12 mois à 6 ans
des qualifications spécifiques peuvent être exigées

cadre légal
Organismes
accrédités
/agréés
Agence
du
Service Civique
Portail européen de la jeunesse
Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères
Offres de
missions
Agence du
Service Civique
 ; OFAJ (volontariat franco-allemand)
Portail européen
de la jeunesse
contacter les associations agréées
Statistiques
2019
2019
2019

D’autres volontariats existent que l’on peut retrouver dans le document "A chacun son volontariat" rédigé par France Volontaires sur le site duquel il y a également de nombreux témoignages (+ d’informations sur le VIE-VIA dans la rubrique "Vivre une expérience professionnelle").
Parmi ceux-ci, les chantiers internationaux, d’une durée de 2 à 3 semaines et généralement accessibles à partir de 15 ans, peuvent être une expérience de mobilité intéressante, en particulier pour ceux qui ne sont jamais partis.

Un grand nombre d’organismes proposent des missions de volontariat à l’étranger parmi lesquels on trouve :
- des associations qui peuvent être agréées notamment par le ministère de la jeunesse / affiliées à un réseau (par le biais de la signature d’une charte) national tel que Cotravaux ou international comme International Voluntary Service / labellisées au niveau européen par exemple ;
- mais aussi des ONG ou encore des entreprises.
Dans la mesure où ces différents organismes ne sont pas tous soumis aux mêmes obligations, il est indispensable de bien se renseigner en amont sur l’organisme, sur le projet mais aussi sur les modalités et les conditions d’accueil.
France Volontaires appelle en particulier à la vigilance face au risque de volontourisme.

Le terme "volunteer" est également souvent utilisé pour désigner les personnes qui pratiquent l’échange de service. Mais dans ce cas, il s’agit de bénéficier du gîte et du couvert en échange de services rendus. Pour cela, il faut avoir plus de 18 ans et s’inscrire sur une plateforme de mise en lien : Wwoof (pour aider dans des fermes biologiques), HelpX, Workaway, Helpstay.
Là encore, il est important de convenir en amont avec l’hôte du type de tâches à accomplir, du nombre d’heures hebdomadaires qui y sont consacrées mais aussi de prendre connaissance des conditions d’accueil (chambre seul/partagée, nombre de repas par jour). Enfin, l’échange de services étant assimilé à du travail dans certains pays, il est indispensable de bien se renseigner pour organiser son voyage dans le respect de la réglementation.