Vivre une expérience professionnelle
Article mis en ligne le 26 mai 2015
dernière modification le 10 mars 2021

Vivre une expérience professionnelle à l’étranger, c’est possible :


Cela nécessite cependant une bonne préparation en particulier dans le contexte de la COVID-19.

Selon son profil et ses objectifs, différentes options peuvent être envisagées qui impliquent une période de mobilité plus ou moins longue et pour lesquelles les prérequis sont variables en particulier en termes de niveau de langue, ou d’expérience professionnelle.

Travail au pair

Le séjour au pair, offre l’opportunité aux jeunes de 18 à 30 ans (limites d’âge variables selon les pays ; à partir de 17 ans pour le Danemark, l’Espagne, l’Italie et la Norvège) d’être nourri, logé et de percevoir une petite indemnité en échange d’une participation aux tâches ménagères et à la garde des enfants de la famille.

Les conditions pour pouvoir travailler au pair varient d’un pays à l’autre pour ce qui est du niveau de langue, du niveau d’études et de l’expérience auprès d’enfants. Des restrictions supplémentaires peuvent exister telles que la possession du permis de conduire aux Etats-Unis par exemple.

En Europe, les règles relatives au travail au pair varient selon que le pays d’accueil est soumis ou non à l’accord européen. Hors Europe, le travail au pair nécessite d’avoir un visa (visa J1 pour les Etats-Unis).

Pour trouver un travail au pair, on peut choisir de répondre directement aux offres publiées sur internet, mais cette possibilité n’offre aucune garantie. Il est plus sûr de passer par un organisme au pair labellisé qui se chargera de la présélection des familles ainsi que des formalités administratives. Dans le cas des Etats-Unis, il est obligatoire de passer par un organisme agréé par le Département d’état américain pour obtenir le visa J1.

Le séjour au pair est une expérience particulièrement enrichissante à condition qu’une relation de qualité s’établisse entre le jeune au pair et la famille. C’est aussi un bon moyen d’améliorer son niveau de langue d’autant qu’il s’accompagne le plus souvent de cours de langues.

Job d’été

Les jobs d’été à l’étranger sont l’occasion d’avoir une expérience de travail à l’international et d’enrichir son CV. Accessibles le plus souvent à partir de 18 ans (parfois 16 dans certains pays d’Europe), ils ne requièrent en général pas de hauts niveaux de qualification.
Pour trouver un job d’été, il faut commencer les démarches très tôt (dès le mois de janvier) en particulier pour les pays hors Europe où les formalités administratives de demande de visa peuvent prendre du temps.

Les opportunités peuvent être nombreuses dans certains secteurs comme le secteur agricole (en particulier pour la cueillette de fruits et légumes), le secteur de l’hôtellerie-restauration et celui du tourisme et de l’animation.

La recherche d’un job d’été doit cependant tenir compte du niveau de langue : en particulier, un job en contact avec le public exige un meilleur niveau en langue qu’un job de ramasseur de fruits. Le choix du pays de destination doit également prendre en considération la situation économique du pays et le coût de la vie sur place, les jobs d’été étant généralement peu rémunérés.

Le site Euroguidance-France donne des pistes pour trouver un job en Europe et le Club Teli propose des offres.
Le CII-Euroguidance est partenaire du club Teli et vous pouvez y trouver chaque mois un extrait de leurs offres et y postuler gratuitement avec son code partenaire.
Le CIDJ a réalisé une brochure pour aider à trouver un stage à l’étranger.

Une fois le job trouvé, il convient de bien s’assurer des termes du contrat au moment de sa signature pour éviter les surprises.

Programme Vacances Travail

Accessible aux français âgés de 18 à 30 ans (35 pour l’Argentine, l’Australie et le Canada), le Programme Vacances Travail est un visa de long séjour à entrées multiples qui offre la possibilité de vivre 1 an (voire 2 dans certains pays) dans l’un des 15 pays* ayant conclu un accord avec la France tout en ayant la possibilité d’y travailler pour compléter ses ressources financières.

Les informations relatives aux procédures et au coût, qui varient selon les pays, sont disponibles sur le site des ambassades. Certains pays appliquent des quotas.

Les emplois occupés par les PVTistes sont variés mais généralement peu qualifiés. De nombreux témoignages de PVTistes à travers le monde sont consultables sur le site PVTistes.net.

*Argentine, Australie, Brésil, Canada, Chili, Colombie, Corée du Sud, Hong-Kong, Japon, Mexique, Nouvelle-Zélande, Pérou, Russie, Taïwan et Uruguay

Stage

Qu’on soit apprenti, lycéen en formation professionnelle ou étudiant, le stage est aujourd’hui un incontournable quel que soit le cursus et le niveau de formation. L’envisager à l’étranger est évidemment un des moyens de mettre de l’international dans son parcours et de booster son CV.

Stage pour apprentis et lycéens en formation professionnelle

  • dans le cadre d’un programme

Les possibilités de mobilité des apprentis et lycéens en formation professionnelle dépendent des initiatives développées par leur établissement scolaire. Les premiers interlocuteurs en établissements scolaires sont les Enseignants Référents pour l’Action Européenne et Internationale. Au niveau académique, la mobilité et les partenariats sont suivis par les Délégués Académiques aux Relations Européennes, Internationales et à la Coopération (Dareic).
Le programme Erasmus+ permet de passer de 2 semaines à 12 mois en formation professionnelle à l’étranger.
Dans ce cadre, le jeune peut bénéficier d’aides financières telles que la bourse Région mobilité internationale Lycéens et Apprentis en région Auvergne-Rhône-Alpes.

  • hors programme

Il est également envisageable, pour les apprentis et lycéens en formation professionnelle, d’effectuer un stage à l’étranger en dehors de tout programme. Pour cela, il faut impérativement obtenir l’accord de son chef d’établissement. Cette mobilité hors programme ne permet cependant pas de bénéficier d’aides financières.

Stage pour étudiants inscrits en France

Public concerné Étudiant inscrit dans un établissement d’enseignement supérieur français dès la 1ère année pour les formations courtes
A qui s’adresser La recherche de stage s’apparente à une recherche d’emploi : s’appuyer sur le bureau des stages, les réseaux d’étudiants, les réseaux sociaux professionnels et s’informer sur les formats de CV et de lettre de motivation
Conditions En France, convention tripartite obligatoire stagiaire/entreprise/établissement.
Dans les autres pays, la réglementation varie (durée, indemnisation…)
Durée de la mobilité Durée variable selon le cursus et le niveau de formation
Coût Selon la destination et le type de stage, possibilité de bourses Erasmus et bourses du conseil régional/départemental : s’adresser au Service des Relations Internationales de son établissement ; aide du CROUS à la mobilité internationale pour les étudiants boursiers
Destinations Pays de et hors Union Européenne
Sites ressources Euroguidance
EURES

Des démarches administratives (procédures de visa, permis d’études…) peuvent être nécessaires selon les destinations et le type de mobilité dans le respect de la réglementation du pays

Stage pour jeunes diplômés et demandeurs d’emploi

En Europe, il est possible d’effectuer un stage :

  • par le biais d’un dispositif bénéficiant d’un financement :
    - stage dans le cadre du Corps Européen de Solidarité pour les 18-30 ans, d’une durée de 2 à 12 mois ;
    - stage Eurodyssée pour les demandeurs d’emploi de 18 à 30 ans, d’une durée de 3 à 7 mois (uniquement dans certaines régions) ;
    - stage Erasmus+ pour demandeurs d’emploi, d’une durée de 3 à 6 mois ;
  • en dehors de tout dispositif subventionné :
    suite à l’obtention d’un diplôme, possibilité d’effectuer un stage dans un certain nombre de pays européens, bien se renseigner sur le statut légal du stage sur le site Euroguidance.

Hors Europe, certains pays comme les États-Unis ou le Canada peuvent, sous certaines conditions, octroyer des visas permettant d’effectuer un stage en tant que jeune diplômé.

Assistant de français

Programme assistant de français à l’étranger France Education International

Le programme assistant de français France Education International, c’est la possibilité pour les étudiants de 20 à 35 ans (variable selon les pays) de seconder pendant 7 à 12 mois un professeur de français dans un établissement scolaire ou universitaire à l’étranger et de valoriser ainsi leur parcours universitaire en acquérant un début de professionnalisation. Pour postuler, il faut avoir au minimum un niveau B1 dans la langue du pays. On retrouve les critères d’éligibilité et les modalités de candidature par pays ainsi que de nombreux témoignages sur le site France Education International.

Programme Fulbright assistant de français

Le programme Fulbright Assistant de français offre l’opportunité aux étudiants français titulaires d’une licence (dans certaines disciplines) et justifiant d’un niveau minimum B2/C1 en anglais d’effectuer un séjour d’une année académique aux États-Unis en qualité d’assistant de français dans un établissement d’enseignement supérieur. Le programme de l’Amity Institute permet quant à lui d’enseigner au niveau primaire ou secondaire.

Volontariat International en Entreprise/Administration

Le Volontariat International en Entreprise (VIE) et le Volontariat International en Administration (VIA) sont des volontariats subventionnés particuliers qui s’effectuent dans une entreprise ou une administration française à l’étranger. Le volontaire est placé sous l’autorité de l’Ambassade de France à l’étranger.
Ils offrent aux étudiants et jeunes diplômés, l’opportunité de vivre une expérience professionnelle qui sera un véritable tremplin pour une carrière internationale.
A noter que dans le cadre du plan de relance des exportations françaises, le Gouvernement a décidé de faciliter le recours au Volontariat International en Entreprise par la mise en place d’un « chèque VIE ».

Expatriation et emploi

La recherche d’un emploi à l’étranger s’inscrit dans un projet de vie global. Parce qu’elle implique une période d’expatriation longue, elle requiert une préparation approfondie.
Il est donc important de se poser les bonnes questions avant de boucler ses valises et de bien évaluer ses motivations au départ et sa capacité à s’adapter à un autre environnement culturel et professionnel.

Préalablement à toute démarche de recherche d’emploi à l’étranger, il convient de se renseigner sur le marché du travail, sa réglementation, les niveaux de salaires et les modalités pratiques d’entrée sur les territoires, en consultant notamment le portail EURES (pour l’Europe) et les dossiers pays de l’expatriation du Ministère de l’Europe et des Affaires Etrangères.
Il faut également s’assurer que ses compétences, qualifications et expériences vont être reconnues dans le pays visé. En effet, en règle générale les marchés du travail sont protégés, certaines professions peuvent ne pas être accessibles.

  • S’il s’agit d’une profession réglementée, il faut vérifier - en Europe (Commission Européenne) comme hors Europe (Enic-Naric) - s’il existe des accords entre les pays pour l’exercice de la profession en question et s’il est nécessaire de passer par une procédure particulière pour être autorisé à exercer.
  • S’il s’agit d’une profession non réglementée, faire procéder à une évaluation comparative de ses études via les services Enic-Naric peut faciliter l’insertion professionnelle.

On trouve de nombreuses offres d’emploi sur le site EURES et sur celui du service mobilité du Pôle Emploi. Dans certains pays, il existe aussi des services "emploi" dans les chambres de commerce et d’industrie ou les consulats qui peuvent aider les Français à trouver un emploi.

Bien sûr, postuler à l’étranger nécessite de rédiger un CV et une lettre de motivation dans la langue du pays ou en anglais. Le portefeuille Europass est un outil intéressant pour formaliser ses compétences et qualifications pour l’Europe.